Articles

Siège d’Orléans

Siège d’Orléans, (12 octobre 1428 – 8 mai 1429), siège de la ville française d’Orléans par les forces anglaises, tournant militaire de la guerre de Cent Ans entre la France et l’Angleterre.

Le siège a été commencé par Thomas de Montacute, comte de Salisbury, après la conquête anglaise du Maine, une région frontalière entre la zone reconnaissant Henri VI d’Angleterre comme roi de France et la zone reconnaissant le dauphin, Charles VII. Mais l’entreprise de Salisbury était contraire à l’avis du régent d’Henri VI en France, Jean, duc de Bedford, qui plaidait plutôt pour une avancée en Anjou. Salisbury s’empare de certaines places importantes en amont et en aval d’Orléans, ainsi que de la tête de pont sur la rive sud de la Loire en face de la ville elle-même, puis meurt d’une blessure le 3 novembre 1428. Son successeur au commandement, William de la Pole, comte de Suffolk, ne fit rien pour promouvoir l’opération jusqu’en décembre, lorsque John Talbot (plus tard comte de Shrewsbury) et Thomas Scales arrivèrent pour le stimuler. Des travaux de siège impressionnants, y compris des forts, sont alors entrepris. Les semaines passèrent ; une tentative française de couper la ligne de ravitaillement des assiégeants fut défaite (Bataille des Harengs, 12 février 1429) ; et les défenseurs, sous les ordres de Jean d’Orléans, comte de Dunois (fils naturel du défunt oncle de Charles VII, Louis, duc d’Orléans), envisageaient de capituler lorsque Jeanne d’Arc persuada Charles VII d’envoyer une armée pour soulager la ville. Une action de diversion contre l’un des forts anglais permet à Jeanne, de Chézy, à cinq milles en amont, d’entrer dans Orléans avec du ravitaillement le 30 avril. La semaine suivante, les principaux forts anglais sont pris d’assaut et Suffolk abandonne le siège.